vendredi 19 juin 2009

Surréalisme, Poisson soluble et Brouillard

- ... 7h AM Abstrait Amour pathétique et blogue pathétique Anémie Appel à l'introspection Automne Bureau Canadiens Chantier Connasse Conneries Coupures en culture Critique Critique scolaire de merde Critère Création Damn canuck et dishwasher Dans un bocal Demandes spéciales à dj-dieu Désastres heureux Elle m'a pas rappelé Elle Essayer de pendre un stylo Et ben Exercice littéraire Extrait Faire ce que l'on peut Faire ce que l'on peut avec ce qu'on a Folie folle Fonds de poubelles et autres pensées contemporaines Horreur Illusions. Ingue? J'comprends pas plus ce vers que toi (Hommage) J'suis qui moi criss Je l'aime c'te poème là caliss Je suis trop sensible je sais Jessica Côté-Beaudoin et autres fonds de poubelles Jessica Côté-Beaudoin et autres fonds de poubelles simplement pour tout ce que signifie ce nom Jeu Jo dit ce blog est mort Juste comme ça Katapulpe Le monde qui crient que le français est menacé et qui savent même pas la règle mordre-mordu moi j'suis pu capable Le pire post de l'histoire Lettre d'amour bipolaire Loft Story anarchique Mes textes vont être rehaussés Mort lente Nostalgie Nouvelle Obscène et amusante vision d'un regard profond On peut pas dire nix pour y échapper On se suit dans nos mégalomanies et nos retours sur terre Où s'en va la souveraineté avec notre génération? Où s'en va la souveraineté avec notre génération? Passé égaré Pea Soup Pensée minée Petit Pois Pissant Poésie archaïque Poésie d'impact Poésie tangible et bout des doigts mazoutés Prix littéraire et coup de pied au cul Procrastination Pétasse et autres insultes qui finissent en asse Quossé sa Rencontres Retour de mes vacances de création qui ne furent que sévices corporels Réflexion abstraite Rétrospective Sans origines Scooters Signalisation provisoire Slow-dating et péripéties séductrices Solitude Stupidité et autres âneries Tob dit Tu sais inévitablement pourquoi Vacances Vers libres Vie Voir à des lunes de claude gauvreau mais à portée de trous noirs À elle Échafaud Écriture assidue Écriture automatique Écriture déjantée qui frôle l'automatisme Étang des choses
G-
Déshibernation - puisse mon pays rester l'hiver.
Et puis, de tout manière, faut que je recommence à écrire ;
je n'écris plus assez.
La preuve : j'en ai perdu à Démineur et à Snood.

jeudi 18 juin 2009

S'équarrir la langue

Il scande Protégez le français!
La foule gueule

T'en veux du français?
T'en veux plein la gueule?
Criss ouvre, ouvre grand pis étouffe toi avec - ne serait-ce que le 24 juin

Crie, gueule, pauvre appeuré
Ça changera rien
Parce que tant que tu cries
On te comprend pas
Parce que tu chevauches en français

Yah, dude, tu t'exprimes, men. T'es même pas brimé ou bridé rien. Peut-être déprimé ou débridé, qui sait - who the fuck cares then?

Tu peux crier tant que tu veux
Le problème est pas là, pas sous la selle
Et tant que tu cries
T'énerves au fond

Et tant que tu cries
"Protégeai le Francès" - puissent tes guillemets être Anglais
On le voit pas le vrai problème
On voit pas à qui la faute
D'orthographe
De grammaire
De syntaxe
Parce qu'à l'oral
Quand ça sort de tes lèvres comme une douce pisse réprimée
T'as encore l'air crédible :
Tu rêves en français, tu baises en français, tu calcules en français
Tu chies en français même.

Change de monture
Mets-toi à l'écrire
Tu vas voir que la menace que tu cibles
Celle que tu affiches
Comme dans les western :

Y'a pas de place pour nous deux dans cette Province

Wanted
TOI-MÊME
Reward
Une nation

Tu tires dans un miroir cow-boy.

Puisse le français être la plus belle langue sur Terre :
Décrisse tabarnac.

G.-

mercredi 3 juin 2009

Liberté

Vous croyez vraiment qu'il n'y a plus aucune porte à défoncer?

G.-

dimanche 31 mai 2009

Titre

Et puis je me suis rendu compte, en toute modestie, que je n'avais jamais rien écris de bon.
J'aurais pu m'en apercevoir entre les jambes d'une marie-couche-toi-là ou d'une bonne sa(marie)taine, c'aurait pu m'arriver en écrasant un cigare à peine entamé, ou encore devant le parcours perséide d'une diseuse de bonne foi, devant le lichen rouge et jaune sur un arbre à Istanbul ou encore en ne lisant pas Foucault ou les ingrédients d'un biscuit Oreo.

Je n'ai jamais, de chez jamais, ou presque, écris quelque chose de valable. Ou presque, ou si peu, j'ai écris ce truc et je sais, je sais que ça sonne, j'aime ce Pronunchépokoi et je l'ai écris car j'aurais aimé le lire:
Pronunciamiento (extrait)

Je suis né sous le signe du Vautour. Dans une chambre d’hôpital; d’une mère droguée pour l’occasion qui me rendait l’âme. La tête à peine sortie, je criais déjà. Une dizaine de mois à peine après la réunification des deux Allemagnes, le cordon ombilical coupé à la va-vite par un père militaire jeune de ses vingt ans (ce petit geste de rupture maladroit, annonciateur d’un nombril étrange qui me vaudra l’attention de ces filles à qui j’emplie le leur d’un peu de sperme). Né en août, sous la chaleur accablante de l’Allemagne nouvelle, dans un hôpital canadien, d’une mère de casse-croute.
Enfant, la grande région de Québec m’ouvrait ses jambes – même si j’avais bien envie d’aller dénaître en elle, il est vrai. Je suis né, sous le couvert d’une décennie nouvelle. J’avais cinq ans lors du dernier référendum; six, lors de la mort de Gaston Miron, quatre pour Godin, moins trois ans pour René Lévesque et moins 44 jours pour Meech. D’aussi loin que je peux me souvenir, Jean Charest est au pouvoir. On m’a remis le droit de vote l’été dernier.
DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS, l’air occupé. Débrouille-toi avec.

[...]

Baptisé pour la forme enfoncé dans les banlieues confortables centre d’achat Backstreetboys piscines creusées ou hors terre McDonald’s méningites World Trade Center Dragon Ball un demi-gramme frères Scott ADQ conformisme rejet Do you look good plote à puck plote à char plote à poète (non je déconne) partys Twilight bronzage VG Tagquébec nicknames : Cuba soon! Work 5 à 9 apres rien a faire Caller StEpH bEsTs 4 eVeR J’tm Marie (L)(K) émoticonnes tape-à-l'œil sans cœur au ventre comité de bal change po j’tm comme té Britney Téléréalités cellulaires I-Pod Hilton Piercing pour faire cool char pour faire cool art pour faire cool gangs fresh attitude Attrapez les tous!
J’ai rencontré ma première blonde sur MSN, comme plusieurs, le dialogue est facilité par un plus grand espace entre les corps.
Je jouais au Pog quand j’étais petit dans un monde à l’insensibilité dure.
Jo – J’taime ma belle(L) 8 mois! dit :
Insensébilité drue. – Je suis né avec deux fautes de frappe.
__
So keep on that way (always mieux in anglais).

Tob j'ai le crayon rouillé, sors le WD40, J'suis toé on (est) capable de.

Ça fait trop longtemps là, c'est pu drôle. Y commence à être temps.

B-C

jeudi 28 mai 2009

Diffraction

J'en suis à ne plus trop savoir ce que j'assume et ce que je n'assume pas.

G.

samedi 23 mai 2009

.

La poésie, s'tune job de bras.

Donc chow.

B-C.

lundi 13 avril 2009

Crapauduc.

Le plus ancien courriel dans ma boîte de réception est celui-ci:

salut jonh
De :
Toby Germain (gro_tob@hotmail.com)
Envoyé :
30 juillet 2005 04:47:02
À :
tijo333@hotmail.com
bonjour mec...alors aujourd'hui g une destinée a accomplir... faire connaitre le mec las et mush a ma femme alors jaimerais que tu me les envoies..............en passant on fra de quoi un de ces 6...haha quelle blague ..le vrai chiffre c 4 lolllll je rigole.........alors en repassant...ma chemise hihi..je ris...tu east cordialement invité a un souper non officiel dimanche chez moi pour mon birthday(une phrase de femme loll) al;ors jte rapelle aurevoir..... P.S. ce message ne sautodétruira pas dans 2 secondes merci..





Tob, j'ai cette idée. Puisque nous n'avons rien fait qui vaille la peine d'être réellement fier. Puisqu'on a publié dans une revue des trucs pour lesquels on n'a pas assez saigné, puisque Le Mec et L'As, En mille morceaux et mon bébé-roman sont loin et doivent être concrètement oublié (même s'il en restera toujours une trace nécessaire et belle dans ce que nous écrivons) puisqu'avoir A partout à l'épreuve uniforme de français ne signifie rien, puisque nos textes pour Critère, quoique viscérales et enculeurs d'ankylosaures, n'ont non été assez travaillés pour ressortir d'un texte et dire un truc comme C'est ça; puisqu'ils ont été affaibli par notre lâcheté et notre manque de travail, puisqu'on ne passe pas à la une de l'Actuel comme finalité - et surtout on ne reçoit pas une lettre d'encouragement du député adéquiste local Gilles Taillon -, puisqu'on ne veut pas ultimement plaire à une prof, puisse-t-elle s'appeller Nadia, puisqu'on cherche autre chose qu'une nombreuse biographies complaisantes où nous sommes dont rejetés et dont cools à la fois - Aller aller, défonce moi la gueule ! Tu peux y aller frappe moi! Mais j'ten pris, traite moi de poète en même temps!- puisqu'on veut autre chose qu'une complaisance bête et sans véritable substance dans une marginalité banlieusarde, autre chose qu'une nouvelle écrite pour une fille propre et sans magie ou un nick MSN poétique qui tombe dans le vide intersidéral de l'interpaspropre. Puisque j'en ai assez de me relire et non pas d'écrire. Parce que j'en ai marre de réutiliser les mêmes ostie de tournures de phrases qui marchent- Assez de parler de l'ubiquité d'une absence de merde, des grains de beauté en grande ourse, de l'étang des choses, des mêmes mots qui se brassent encore dans ma caboche de cul. Envie de trouver de quoi d'autre. Envie de pas lire Gauvreau au complet pis de laisser Hector de Saint-Denys Garneau tranquille, pis il faudrait finir par lâché Miron lousse dans un panier d'épicerie sur la ptite côte de garnotte à l'école primaire. Le voir se péter la gueule solide sur la barrière qu'ils ont mis depuis le temps où nous avons quittés. Le goût de d'quoi d'autre. D'un nouveau langage. Sté veux dire. Sans quitter tous repères et balises permanente (faisons-nous tatouer Miron sul'cul si on veut, mais arrêtons de le ramener constamment dans nos histoires. We are too youngs pour se satisfaire d'un langage atteint, qu'un truc fixe de "grand écrivain", pour donner des conseils aux jeunes (shit, on est à l'âge de demander) on n'a rien atteint, on n'a même pas encore sauter criss et on se gave déjà à garder sur nos murs ou nos dossiers words des pamphlets de notre cru. Parce que je garde encore dans mes favoris l'adresse d'Édi-Texte. Parce qu'on fait du recyclage (chose noble nous dirait David) mais à profusions, comme si nous étions des hasbeen à 18-19 ans fuck! Grève de coup de pieds din côtes, j'offre Crapauduc. Crapauduc, premièrement, because que c'est un mot pigé chez Chevillard et parce que c'est un conduit souterrain permettant le passage des batraciens sous les routes et aussi parce que c'est le premier mot qui m'est sauté à la face en voulant nommer ce projet qui se désire comme une renaissance à des kids qui n'ont jamais tout à fait été au monde. J'ai ouvert un Proust pour la première fois avant-hier, il fait des longues phrases. La dernière phrase avait pas rapport, reste épinglé. J'veux qu'on brûle, littéralement notre littéral. La neige fond. Le printemps arrive, quand l'odeur dehors portera à croire qu'on peut se faire un feu, on réuni tous papiers contrevenant (c'est à dire déjà écrit) et on brûle, pitche ça dans le feu de joie! Pour les plus massifs, c'est-à-dire-donc les deux derniers, puisqu'ils méritent selon moi meilleurs traitement: Kabir-Kouba. On les droppe dans l'eau. Bien sûr on les conserve sur un CD ou dans le fond d'un docu-word, mais il faut cassure, il faut fêlure, il faut brèche, il faut d'autres synonymes. On doit déchiqueter tout ce qui nous rattache à l'admiration néfaste et injustifiée de nos mots. À commencer par ce blog. Parce qu'il est né sous de mauvaises attitudes, avec tout ce qu'il y a de complaisant à mettre un texte inachevé sur la stratosphère cathodique pour le faire lire à personne puisque no-one viens ici - et c'est tant mieux-. Delete, close window, "Fait x", si le désir se veut, on repart quelque chose d'autre, mais Élucubrations juvéniles me pu au nez, même le titre est bourré d'une complaisance camouflée. Merci Allah ou ton demi-frère le seigneur Dieu, on a connu grâce à ce joettoby.blogspot.com: Petit Pois, on a vu quelque chose de notre âge qui vaut, qui résonne pas creux mais profond, qui parle, qui change. Mais on est - je dis on depuis le début, répond par Fuck youlaite si t'es pas d'accord - pas là. C'est pas ça. C'est pas ça.

Ça fait peur, mais c'est beau.
Ne le voyons pas comme un remède miracle, mais plutôt comme un point de départ.

Crapauduc?