Le plus ancien
courriel dans ma boîte de réception est celui-ci:
salut
jonh
De :
Toby Germain (gro_tob@hotmail.com)
Envoyé :
30 juillet 2005 04:47:02
À :
tijo333@hotmail.com
bonjour mec...alors aujourd'hui g une destinée a accomplir... faire
connaitre le mec las et
mush a ma femme alors
jaimerais que tu me les envoies..............en passant on
fra de quoi un de ces 6...
haha quelle blague ..le vrai chiffre c 4
lolllll je rigole.........alors en repassant...ma chemise
hihi..je ris...tu
east cordialement invité a un souper non officiel dimanche chez moi pour mon
birthday(une phrase de femme
loll) al;ors
jte rapelle aurevoir.....
P.S. ce message ne
sautodétruira pas dans 2 secondes merci..
Tob, j'ai cette idée. Puisque nous n'avons rien fait qui vaille la peine d'être réellement fier. Puisqu'on a publié dans une revue des trucs pour lesquels on n'a pas assez saigné, puisque Le Mec et
L'As, En mille morceaux et mon
bébé-roman sont
loin et doivent être concrètement oublié (même s'il en restera toujours une trace nécessaire et belle dans ce que nous écrivons)
puisqu'avoir A partout à l'épreuve uniforme de français ne signifie rien, puisque nos textes pour Critère, quoique
viscérales et
enculeurs d'ankylosaures, n'ont non été assez travaillés pour ressortir d'un texte et dire un truc comme
C'est ça; puisqu'ils ont été affaibli par notre
lâcheté et notre manque de travail, puisqu'on ne passe pas à la une de
l'Actuel comme finalité - et surtout on ne
reçoit pas une lettre d'encouragement du député
adéquiste local Gilles
Taillon -, puisqu'on ne veut pas ultimement plaire à une prof,
puisse-t-elle s'appeller Nadia, puisqu'on cherche autre chose qu'une nombreuse biographies complaisantes où nous sommes dont
rejetés et dont
cools à la fois - Aller aller, défonce moi la gueule ! Tu peux y aller frappe moi! Mais
j'ten pris,
traite moi de poète en même temps!- puisqu'on veut autre chose qu'une complaisance bête et sans véritable substance dans une marginalité banlieusarde, autre chose qu'une nouvelle écrite pour une fille propre et sans magie ou un
nick MSN poétique qui tombe dans le vide intersidéral de
l'interpaspropre. Puisque j'en ai assez de me relire et non pas d'écrire. Parce que j'en ai marre de réutiliser les mêmes
ostie de tournures de phrases qui marchent- Assez de parler de l'ubiquité d'une absence de merde, des grains de beauté en grande ourse, de l'étang des choses, des mêmes mots qui se brassent encore dans ma caboche de cul. Envie de trouver de quoi d'autre. Envie de pas lire
Gauvreau au complet pis de laisser
Hector de
Saint-Denys Garneau tranquille, pis il faudrait finir par lâché
Miron lousse dans un panier d'épicerie sur la
ptite côte de
garnotte à l'école primaire. Le voir se
péter la gueule solide sur la barrière qu'ils ont mis depuis le temps où nous avons quittés. Le goût de
d'quoi d'autre. D'un nouveau langage.
Sté veux dire. Sans quitter tous repères et balises permanente (
faisons-nous tatouer
Miron sul'cul si on veut, mais arrêtons de le ramener
constamment dans nos histoires.
We are
too youngs pour se satisfaire d'un langage atteint, qu'un truc fixe de "grand écrivain", pour donner des conseils aux jeunes (
shit, on est à l'âge de demander) on n'a rien atteint, on n'a même pas encore sauter
criss et on se gave déjà à garder sur nos murs ou nos dossiers
words des pamphlets de notre cru. Parce que je garde encore dans mes favoris l'adresse
d'Édi-Texte. Parce qu'on fait du recyclage (chose noble nous dirait
David) mais à profusions, comme si nous étions des
hasbeen à 18-19 ans
fuck! Grève de coup de pieds
din côtes, j'offre
Crapauduc.
Crapauduc, premièrement,
because que c'est un mot pigé chez Chevillard et parce que c'est un conduit
souterrain permettant le passage des
batraciens sous les routes et aussi parce que c'est le premier mot qui m'est sauté à la face en voulant nommer ce projet qui se désire comme une renaissance à des
kids qui n'ont jamais tout à fait été au monde. J'ai ouvert un
Proust pour la première fois avant-hier, il fait des longues phrases. La dernière phrase avait pas rapport, reste épinglé.
J'veux qu'on brûle, littéralement notre littéral. La neige fond. Le printemps arrive, quand l'odeur dehors portera à croire qu'on peut se faire un feu, on réuni tous papiers contrevenant (c'est à dire déjà écrit) et on brûle,
pitche ça dans le feu de joie! Pour les plus massifs,
c'est-à-dire-donc les deux derniers, puisqu'ils méritent selon moi meilleurs traitement:
Kabir-Kouba. On les droppe dans l'eau.
Bien sûr on les conserve sur un
CD ou dans le fond d'un
docu-word, mais il faut cassure, il faut
fêlure, il faut brèche, il faut d'autres synonymes. On doit déchiqueter tout ce qui nous rattache à l'admiration néfaste et injustifiée de nos mots. À commencer par ce blog. Parce qu'il est né sous de mauvaises attitudes, avec tout ce qu'il y a de complaisant à mettre un texte inachevé sur la stratosphère cathodique pour le faire lire à personne puisque
no-one viens ici - et c'est tant mieux-.
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window, "Fait x", si le désir se veut, on repart quelque chose d'autre, mais Élucubrations juvéniles me pu au nez, même le titre est bourré d'une complaisance
camouflée. Merci
Allah ou ton demi-frère le seigneur Dieu, on a connu grâce à ce joettoby.blogspot.com: Petit Pois, on a vu quelque chose de notre âge qui vaut, qui résonne pas creux mais profond, qui parle, qui change. Mais on est - je dis on depuis le début, répond par
Fuck you té
laite si t'es pas d'accord - pas là. C'est pas ça. C'est pas ça.
Ça fait peur, mais c'est beau.
Ne le voyons pas comme un remède miracle, mais plutôt comme un point de départ.
Crapauduc?